J’ai rédigé et mis en forme mon manuscrit de thèse avec LaTeX. L’avantage que j’y voyais était que cela garantissait une certaine homogénéité dans la présentation. Je m’assurais la qualité visuelle d’un produit fini : « ça fait tout de suite propre, quand même ». Bien. Sauf que, ça m’a un peu fait réfléchir, une pensée miniature qui tournait dans mon caquelon crânien. C’était troublant de pouvoir copier coller n’importe quoi, même ma liste de course, et pour peu qu’on remplisse la structure minimum du document, LaTeX pouvait me sortir un truc qui de loin ressemblait à un dernier jet mis en page pour impression. En fait, le niveau de finition donnait au texte ainsi paré l’allure de quelque chose de sérieux.

Là, le mot-clé est lâché : sérieux. C’était ça qui me turlupinait, alors. J’avais l’impression d’entuber les gens avec ma jolie mise en page bien proprette alors que si ça venait juste, mes résultats, c’était rien de plus que de la bonne grosse daube. (Syndrome de l’imposteur, je te salue.) Bon, quand j’ai compris, ça m’a emmerdé 3 secondes, et puis j’ai finalement pensé à tous les charlatans qui se drapent dans des mots aux allures savantes ou recouvrent leur discours d’un glaçage cool et sucré pour débiter des horreurs. Eux, c’est pas la honte qui les étouffent, et j’ai donc pris la décision de ne plus m’inquiéter de ça et de continuer à aligner des mots parce que j’avais plus le temps de faire autre chose de toute manière.

[Fitz000] – Avant de commencer

[Fitz000] – Avant de commencer

Nous voici dans la première entrée de ce journal de (re)lecture de L’Assassin royal (contenant 3 trilogies : The Farseer Trilogy, The Tawny Man Trilogy, et The Fitz and the Fool Trilogy) de Robin Hobb. Je lis la version anglaise au format numérique car : les bundles étaient moins cher et n’existaient qu’en anglais et le format numérique me permet de prendre des notes facilement. Sans compter que j’ai prêté mon 1er tome en français version papier il y a fort longtemps et que je ne me rappelle même plus à qui.

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Attends… Pourquoi je fais ça, en fait ?

Petite, je suis vite devenue celle qui dévorait les livres. J’étais abonnée à « J’aime lire » puis « Je bouquine » grâce à mes tantes, à la question « que veux-tu comme cadeau ? » je répondais sans exception « des livres ». Sur quoi ? N’importe quoi, des livres. Au collège, il m’est arrivé de lire en marchant d’une salle à l’autre, dans la rue, ou avec le livre ouvert sur mes genoux pendant les cours. J’ai découvert internet au début du collège et je me suis roulée dans les fanfictions. J’en lisais, j’en écrivais, j’en mangeais, j’en faisais des nuits blanches. Dormir n’était qu’une perte de temps et m’empêchait de dévorer les mondes merveilleux germés entre les caractères. Lire la suite « Attends… Pourquoi je fais ça, en fait ? »